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Meras : la fintech djiboutienne qui connecte la Corne de l'Afrique au monde

Jeudi 27 août, les billets de l'ETFC 002 — Adwa Fight Night se paient via Meras, de Djibouti comme de la diaspora. Portrait d'une fintech entrée chez Visa Accelerator.

Rédaction NODUS6 min de lecture
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Page de billetterie Adarash de l'ETFC 002 — Adwa Fight Night : combat du jeudi 27 août à 18h00 (heure de Djibouti), billet à 500 DJF avec live et replay jusqu'au 10 septembre

Ce jeudi 27 août à 18h00, heure de Djibouti, la salle d’Addis Ababa accueillera l’ETFC 002 — Adwa Fight Night, présenté comme la plus grande soirée de combat de la Corne de l’Afrique. Les projecteurs seront sur le ring. Mais le vrai signal est ailleurs : le couloir de paiement de l’événement est djiboutien. C’est Meras, la fintech née à Djibouti, qui alimente la billetterie en ligne d’Adarash — du fan qui paie 500 DJF avec son portefeuille local au membre de la diaspora qui règle par carte depuis Paris ou Minneapolis.

Un billet = un numéro de téléphone

Le parcours d’achat raconte à lui seul ce que savent faire les fintechs africaines de nouvelle génération. Sur la page de paiement Meras, le fan choisit son moyen : CAC Pay, Visa, et les autres rails locaux. Il reçoit alors un code à 6 chiffres par SMS sur son téléphone — pas d’application à télécharger, pas de compte à créer : votre numéro de téléphone est votre billet. À l’étranger, le paiement carte passe par la passerelle internationale de Meras, avec un détail qui a son importance : la transaction est traitée sous le libellé MERAS SARL, une société djiboutienne qui encaisse des clients partout dans le monde.

Écran de paiement Meras pour l'ETFC 002 : total dû de 500 DJF, choix du moyen de paiement local CAC Pay ou carte Visa

Confirmation de paiement Meras par code à 6 chiffres reçu par SMS — aucun applicatif à installer

Paiement par carte internationale traité sous le libellé MERAS SARL pour un billet Adarash — ETFC 002 Adwa Fight Night

Le billet — 500 DJF, ou 20 $ pour le payer depuis l’étranger — donne accès au direct puis au replay jusqu’au 10 septembre, sur deux appareils simultanés, de la Full HD au flux audio seul. Plus de 1 600 spectateurs étaient annoncés dans la salle au moment où nous écrivons ces lignes. Un combat, une passerelle de paiement, des fans partout : la formule de Meras résume bien la promesse.

Derrière la billetterie : une infrastructure « une seule API »

Selon son site officiel merashub.com, Meras ne se définit pas comme une application de paiement mais comme une infrastructure account-to-account (A2A) : l’argent circule de compte bancaire à compte bancaire via des API ouvertes, sans carte obligatoire ni litiges de chargeback. Autour de ce socle, la plateforme orchestre treize rails différents derrière une API unique :

  • les portefeuilles et banques locales — Waafi, CAC Pay, SabaPay, D-Money, East Africa Bank — acceptés en une seule intégration ;
  • Tap to Phone : n’importe quel Android NFC devient terminal de paiement sans matériel supplémentaire ;
  • QR codes EMVCo, terminaux POS, hosted checkout et API directe pour les développeurs ;
  • une passerelle internationale qui accepte les cartes depuis plus de 80 pays (3DS, via Cybersource) ;
  • des agents de terrain pour le cash-in/cash-out, la facturation et les abonnements, les virements de masse ;
  • la terminaison de transferts de fonds pour les opérateurs agréés vers Djibouti et l’Éthiopie.

Pour les développeurs, Meras publie une documentation OpenAPI 3, des SDK en quatre langages et un bac à sable gratuit avec douze scénarios d’échec simulés — le genre d’outillage qu’on associe d’habitude aux Stripe et autres agrégateurs occidentaux.

Cohort 5 du Visa Africa FinTech Accelerator : Djibouti y entre pour la première fois

En 2025, Meras annonçait sa sélection pour la cohorte 5 du Visa Africa FinTech Accelerator — et soulignait un fait inédit : c’est la première fois qu’une entreprise djiboutienne intègre ce programme panafricain d’accélération fintech. L’entreprise crédite son CEO, Mahdi Ahmed, de cette trajectoire, et revendique une connectivité à plus de 350 banques, portefeuilles mobiles et institutions financières dans 43 pays. Pour un écosystème national encore jeune, cette validation par un acteur mondial du paiement a valeur de signal : la Corne de l’Afrique ne se contente plus de consommer des solutions étrangères, elle en produit.

Aussi à l’affiche : l’AlphaExpo de l’Africa Fintech Summit

La même année, Meras a également été retenue parmi les 28 startups sélectionnées pour la 8e édition de l’AlphaExpo, le mini-accélérateur et concours de pitch de l’Africa Fintech Summit, à Accra (#AFTSACCRA25). Le tableau de sélection dessine une carte du continent : aux côtés de la startup djiboutienne figurent la ghanéenne 360kart, la nigériane Flincap, la kényane Payd HQ, la camerounaise Mansa Transfers ou encore l’éthiopienne YeneHealth — fintech, healthtech, edtech, agritech : toutes les verticales de la transformation numérique y sont représentées. Deux programmes internationaux en l’espace de quelques mois, de Visa à l’Africa Fintech Summit : le nom de Djibouti circule désormais dans les salles où se décide l’avenir du paiement africain.

Le corridor Djibouti–Addis est déjà ouvert

L’ETFC 002 n’est pas un cas isolé : c’est la démonstration grand public d’un axe travaillé depuis plus d’un an. Fin septembre 2025, Meras annonçait son expansion en Éthiopie via un partenariat avec la fintech locale SantimPay, avec deux priorités : équiper les PME d’outils de paiement simples et abordables, et fluidifier le commerce transfrontalier entre Djibouti et Addis Ababa. Aujourd’hui, l’infrastructure termine des corridors de transfert vers les deux capitales. Payer à Djibouti un événement qui se déroule en Éthiopie, en quelques secondes et par SMS : ce geste anodin matérialise exactement cette intégration régionale.

Et donc, je fais quoi ?

Commerçant ou PME : si vous encaissez encore tout en cash, sachez qu’une intégration unique donne désormais accès aux principaux portefeuilles djiboutiens (Waafi, CAC Pay, SabaPay, D-Money…) et à la carte internationale. Le sandbox Meras est gratuit et s’ouvre en une minute — testez avant d’engager.

Développeur ou porteur de projet : la doc OpenAPI et les SDK sont publics sur merashub.com. Un MVP de billetterie, d’abonnement ou de e-commerce connecté aux paiements locaux est désormais un projet de semaine, pas de mois.

Fan de sports de combat ou diaspora : l’ETFC 002 se dispute ce jeudi 27 août à 18h00 (Djibouti). Billet à 500 DJF depuis Djibouti ou 20 $ depuis l’étranger, sur adarash.com — votre numéro de téléphone suffit, et le replay reste accessible jusqu’au 10 septembre.

Investisseur ou institution : une fintech djiboutienne sélectionnée par Visa et par l’Africa Fintech Summit, connectée à 350+ institutions dans 43 pays et opérationnelle sur deux marchés (Djibouti, Éthiopie), c’est le type d’actif d’infrastructure rare dans la région. À suivre de très près.

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Publié

Rédaction NODUS

Rédaction NODUS contribue à la ligne éditoriale de NODUS sur la tech, l'innovation et l'entrepreneuriat à Djibouti et dans la Corne de l'Afrique.

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